All Articles by Caroline Mazel

80 Articles

All Articles by Caroline Mazel

60 Articles

Publication aux Presses Universitaires du Québec

Vient de paraître aux Presses Universitaires du Québec l’ouvrage collectif  « S’approprier la ville. Le devenir-ensemble, du patrimoine urbain aux paysages culturels » : http://www.puq.ca/catalogue/livres/approprier-ville-2299.html

280x0_G4327_pn

Caroline Mazel y a contribué avec un article intitulé : « L’identité spatiale bordelaise. L’historicité comme fil conducteur »

A paraître en France en 2016…

 

 

Découverte de l’Art Nouveau à Bordeaux

Au mois de septembre, une journée de promenade pédestre autour de l’Art Nouveau a réuni une vingtaine de médiarcheurs dans les rues de Bordeaux.

Processed with Moldiv
Révolutionnaire à son époque, souhaitant rompre avec le passé et se libérer des académismes, nous avons tâché de comprendre comment ce jeune et nouvel art, né à la fin du XIXème siècle, s’est illustré dans une ville aussi marquée par le classicisme et le XVIIIème siècle.

Processed with Moldiv
Des programmes de divers types et échelles ont retenu notre attention. Des édifices privés ont pu être ouverts, incarnations de l’oeuvre d’art totale que défendait l’Art Nouveau alors que dans le même temps, nous en découvrions une expression plus hybride au travers de façades et réalisations éclectiques.
Un déjeuner dans un décor caractéristique du style rocaille a ponctué notre journée.

©Médiarchi/C.A.Duprat-Chapon Fin + ©M.Skawinski

Voyage d’étude de l’agence Arc architekten

L’agence d’architecture zurichoise Arc architekten organise chaque année un voyage d’étude dans une ville européenne. En septembre 2015, Bordeaux était à l’honneur !

En compagnie de Caroline Mazel, cette dizaine d’architectes et de collaborateurs s’est intéressée à une sélection de réalisations exemplaires  sur notre métropole. Elle a animé pour eux des conférences en amont de balades urbaines à pieds, Vcub et Bat’Cub pour découvrir et vivre ces projets in situ.

Des expérimentations des années 20, toujours d’actualité, aux projets en cours de réalisation, cette agence suisse a pu mesurer la dynamique qui est à l’oeuvre sur notre territoire.

Carlo Scarpa

Figure tutélaire de l’architecture du XXème siècle, l’architecte vénitien Carlo Scarpa fait partie de la petite famille de ceux que l’on nomme les « grands maîtres ». Influencé par Frank Lloyd Wright, il inspire toujours architectes et designers pour son attachement au dessin (« dessiner, c’est comprendre »), au geste artisanal et aux traditions locales. Alors que beaucoup de villes sont confrontées à la rénovation urbaine, sa capacité à composer avec l’histoire, à faire dialoguer de manière sensible ses créations avec les strates du passé est exemplaire. Dans les années 50, en inventant une relation inédite avec le déjà-là, notamment sur des sites patrimonialement sensibles, il a su se distancier de l’esthétique fonctionnaliste et de la technologie machiniste du Mouvement moderne. Sans pour autant renier cette modernité mais en l’ouvrant à de nouvelles perspectives, il a montré que l’architecture peut être « le plus grand des poèmes ».

© J.P. Dalbéra / archi : C. Scarpa

Andréa Palladio

Architecte italien du XVIème siècle, Andréa Palladio a donné son nom à une tendance, le palladianisme. Maçon de formation, Palladio maîtrise l’art de bâtir et défend une pensée rationnelle. Opposé au baroque, il fait l’apologie de la blancheur, de la pureté, des proportions et de l’harmonie et admire les grands modèles de l’antiquité gréco-romaine. Fin connaisseur des théories de Vitruve, il appartient à cette même famille d’architectes humanistes qui font de l’homme la mesure de toute chose. Auteur de différents édifices, il est notamment reconnu pour ses villas, lieux de villégiatures et d’exploitation agricole où il fait dialoguer architecture et paysage de façon incomparable. Les principes qui régissent ces demeures palladiennes -composition claire, contrastes simples, symétrie, centralité- seront repris avec gourmandise tout au long du XIXème siècle eu Europe, notamment dans les châteaux viticoles bordelais.

© A. Mia Battaglia / archi : Palladio

L’architecture contemporaine : un nouveau patrimoine ?

Thème des journées du patrimoine 2015

Les réalisations des ‘’archistars’’ sont aujourd’hui convoquées comme outil de construction de l’attractivité d’une ville. Dans cette perspective, le grand projet urbain et le monument sont un support privilégié d’expression architecturale. Chaque ville veut avoir son musée, sa tour, son auditorium… estampillés d’une signature internationale. Mais à partir de quel moment et pour quelles raisons, un édifice du XXème et XXIème siècle est-il considéré comme patrimoine ? Toute architecture, tout programme, toute époque, d’auteur ou anonyme, peuvent-ils faire patrimoine ? Qui en décide et quelles en sont les conséquences ? Au final, le patrimoine se fabriquerait-il ? Et lorsqu’un ouvrage ou un site sont élevés au rang de patrimoine, comment les préserve-t-on ? En les entretenant au plus proche de leur état initial ou en les faisant évoluer ? Et jusqu’à quel point ? Cas d’études à l’appui, nous tâcherons de répondre à ces différentes interrogations qui préoccupent aujourd’hui tout territoire.

© F. Barré

Lorsque la lumière fait l’architecture

La lumière est la raison d’être de l’architecture, elle en constitue le premier matériau. Sans elle, le mur, l’espace, l’ombre n’existent pas. Depuis des siècles, les architectes la manipulent, des temples dédiés au Dieu Soleil en passant par les flammes du Gothique jusqu’aux expériences technologiques récentes. Au-delà de la « lumière éclairage » qu’a amenée la révolution industrielle, il est question de la « lumière émotion ». Où, en la qualifiant, en en combinant les qualités (directe, réfléchie, zénithale, chaude, claire, solide…), en l’abordant de manière artistique plus que technique ou quantitative, les plus beaux espaces de l’histoire de l’architecture ont vu le jour. Aujourd’hui, si l’éclairage artificiel est maîtrisé dans ses dispositifs les plus sophistiqués, la lumière naturelle, solaire, du « Bon Dieu » -Le Corbusier-, tend à être oubliée dans l’architecture. Il semblerait que ce soit pourtant « la seule (…) qui fasse l’architecture être architecture » -Louis Kahn-. Nous retiendrons une sélection d’édifices où la lumière est mise en œuvre de manière sensible et poétique pour tour à tour permettre la fascination, le recueillement et la sérénité des hommes.

© Payton Chung / L. Kahn

Voyages 2015 à Nancy : de l’École de Nancy à Jean Prouvé

Au mois de juin, les voyages 2015 de Médiarchi nous ont permis de partir à la découverte de l’école Art Nouveau de Nancy, de l’industriel Jean Prouvé  nancy 037et de réalisations plus récentes comme le Musée des Beaux-Arts de Laurent Beaudouin ou la rénovation urbaine du quartier du Haut du Lièvre, construit à l’origine par Bernard Zehrfuss.

20150620_155258La volonté de chacun de ces créateurs de concilier le beau et l’utile et de rapprocher l’art et le peuple nous a guidé.

La rencontre avec des habitants ainsi que des acteurs de l’aménagement et de la vie culturelle locale nous a permis de rendre notre approche vivante et concrète.

Des médiarcheurs de tous horizons, fidèles et nouveaux venus se sont agréablement côtoyés lors des visites… et des repas,  occasion de mêler plaisirs des lieux, du palais et de l’échange !

Voici enfin quelques extraits du carnet de voyage de Gérard Bellot :

Aquarium Parc Musée233Bureau Jean PROUVE229Escalier Musée des Bx A236Hotel Excelsior Nancy234

© Médiarchi / L.C.

Commémoration du cinquantenaire du décès de Le Corbusier

Le 28 juin 2015, une centaine de personnes s’est réunie à l’auditorium Jacques Ellul de Pessac autour d’une conférence de Caroline Mazel : « Le Corbusier : l’habitat au service de l’humain ».

IMG_1459 (2)

Les principaux dispositifs initiés par l’architecte ont été détaillés au regard de son engagement social. Son héritage, et plus spécifiquement la manière dont les générations suivantes se sont inscrites dans sa filiation ou au contraire, se sont opposées à ses théories, a été abordé.

IMG_1456

Une promenade pédestre dans la cité Frugès, réunissant visiteurs, habitants, animateur du patrimoine et étudiants de première année de l’ensapBx s’en est suivie. Ces derniers ont pu exposer et présenter leurs travaux d’analyse des villas de Le Corbusier de part le monde.

Les manifestations se poursuivent pendant l’été selon le programme joint.

© P.M. / Le Corbusier

Journée de visite autour de Le Corbusier en Gironde

Dans cadre du club des abonnés Sud Ouest, une vingtaine d’abonnés sont partis à la rencontre de l’architecte Le Corbusier et de ses réalisations en Gironde, ce samedi 30 mai, avec Caroline Mazel.

Le cinquantenaire de la disparition de l’architecte a été l’occasion de revenir sur les réalisations que l’architecte a livrées en Gironde. Pendant plus de 40 ans, Le Corbusier a travaillé au développement d’un homme nouveau pour l’avènement d’une ville moderne. Face au manque chronique de logements, il a cherché a apporté des réponses universelles où la standardisation et la production en série étaient prépondérantes.

Gérard Lallemant (2)

C’est au siège du journal Sud Ouest que les abonnés se sont d’abord retrouvés, pour assister à une conférence de Caroline Mazel afin de revenir sur l’œuvre de Le Corbusier et de mettre en lumière son apport considérable à l’habitat contemporain.

Ils se sont ensuite rendus à Lège Cap Ferret où, à la demande de l’industriel Henry Frugès, Le Corbusier a réalisé en 1924 une petite cité ouvrière sur les grands principes de l’architecture et de l’urbanisme modernes.

Gérard Lallemant (12)

Après un déjeuner convivial, la promenade s’est poursuivie à Pessac où un « laboratoire » de l’Habitat Bon Marché a été développé pour tester des principes de standardisation, des techniques, de nouvelles formes bâties et une architecture moderne qui, bien en avance sur son temps va susciter de vives émotions. La visite intérieure des maisons a permis a chacun de faire l’expérience de l’espace en se re situant dans le contexte de l’époque. La rencontre avec les habitants a donné l’occasion d’aborder les questions de réhabilitation et d’actualisation de ce patrimoine du XXème siècle. Sachant que ce site, la cité Frugès de Pessac, concourt pour être classé en 2016 au titre du Patrimoine Mondial de l’Unesco.

© G. Lallemant / Le Corbusier