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L’Art Nouveau

Premier mouvement d’avant-garde au tournant du XIXème et du XXème siècle, l’Art Nouveau a cherché à battre en brèche l’académisme et l’éclectisme. Il ambitionnait de réformer le cadre bâti en recourant à un nouveau vocabulaire, libre de toute référence au passé. Sans règle, dynamique et instinctif, il était basé sur une empathie avec la nature. Son exubérance s’est incarnée, à différents degrés, dans les réalisations d’Hector Guimard, Antonio Gaudi ou encore Louis Majorelle. Mais au-delà de son aspect ornemental, ce style a apporté un profond renouveau dans la manière de concevoir l’espace domestique -Victor Horta- ou encore d’envisager la production d’objets en série à destination du plus grand nombre -école de Nancy-.

© J. P. Dalbéra

La ville en haut de l’affiche

Le cinéma, l’architecture et l’urbanisme entretiennent de longue date des rapports privilégiés, ils s’alimentent l’un l’autre. Depuis les frères Lumière, réelle ou imaginaire, la ville est représentée diversement par les cinéastes contemporains. Tandis qu’ils la racontent, les architectes la fabriquent et s’inspirent même de certains films dans leur pratique. Nous essaierons de comprendre comment Woody Allen, Pedro Almodóvar, Amos Gitai, François Truffaut, Federico Fellini ou encore Youssef Chahine -pour ne citer qu’eux-, considèrent la ville comme un personnage plus que comme un décor et en montrent les différentes facettes.

© V. Gucwa

Peter Zumthor

Architecte suisse, Prix Pritzker 2009, Peter Zumthor développe une production volontairement limitée. « Maître architecte », intransigeant, déterminé il exerce à l’abri de l’exposition médiatique. À l’heure où le virtuel et la dématérialisation de l’architecture se développent, Zumthor renoue avec le concret et la mise en oeuvre précise et sensuelle des matériaux. À l’image des célèbres Thermes de Vals, son architecture est puissante, rigoureuse, intemporelle et pourtant toujours attentive au lieu.

© Fcamusd

La Nouvelle Aquitaine : locale et-ou globale ?

Si des courants majeurs ont pu émerger et s’illustrer dans des grandes villes du monde durant les XXème et XXIème siècles, on peut se demander s’ils ont pu percer en France, en région, sur des communes plus modestes voire reculées et de quelle manière. Le Bauhaus et l’Esprit Nouveau de Le Corbusier, la théorie du chaos de Koolhaas, l’architecture éco high-tech de Renzo Piano… ont-ils trouvé des adeptes, des terrains d’application en Nouvelle Aquitaine ? Où cette dernière s’est-elle montrée réfractaire à la diffusion de ces concepts ? Inversement, a-t-elle permis l’épanouissement de styles, de démarches spécifiques ? En un mot, notre région est-elle unique ou exemplaire de ce qui s’est fait ailleurs en matière d’aménagement ?

© D. Avisse

Rénovation urbaine : démolir, reconstruire ou remodeler ?

Pour répondre à la pression démographique de l’après-guerre, la France a mis en œuvre une forte politique publique de l’habitat durant les 30 glorieuses. Des grands ensembles construits selon un urbanisme de « chemin de grue » ont vu le jour. L’industrialisation et la préfabrication était une priorité pour produire en masse. Remis en question pour leur homogénéité tant sociale que spatiale, leur manque de densité, leur vétusté et leurs problèmes sociaux, ils font l’objet depuis les années 90 d’une politique de « rénovation urbaine ». Certains sont détruits puis reconstruits, alors qu’un urbanisme de conservation, moins traumatisant, est aussi défendu. L’architecture y est « remodelée », adaptée aux normes de confort actuelles, les quartiers sont désenclavés, reconsidérés. Petite mise au point sur les pratiques contemporaines en la matière…

© Y. Fahimuddin

Edmond Lay ou la quête de la « rassurance »

Originaire des Hautes Pyrénées, Edmond Lay est l’auteur d’une architecture organique inspirée de celle de son maître, l’américain Frank Lloyd Wright. Né en 1930, il a conjugué le rationalisme strict de Le Corbusier et Mies Van der Rohe au souci du lieu et de la domesticité d’Alvar Aalto. En évitant l’écueil du pittoresque et du régionalisme, ses réalisations établissent un lien étroit avec le territoire et recourent à des matériaux naturels sans renier le béton et le verre. Soucieux du « bien être biologique, psychologique et social » de l’homme, porteur du concept de « rassurance », il a construit à Tarbes, Sarlat, Auch ou encore Bordeaux avec notamment le siège de la sculpturale Caisse d’épargne de Mériadeck.

© DRAC Aquitaine

Berlin : capitale en mouvement / 2010

Séparée ou réunifiée, Berlin a toujours eu la réputation d’une ville en mouvement où l’expérimentation et la non tradition étaient de règle. Ce séjour nous conduit tout d’abord sur les pas de la République de Weimar entre 1910 et 1933, alors à l’avant-garde de l’habitat collectif européen. Puis, nous nous intéressons à l’époque où architecture et urbanisme étaient objets de compétition entre les blocs RDA et RFA (modernité et style international côté américain versus classicisme et modèle prussien côté soviétique). Enfin, nous abordons l’ère post-réunification où la ville a du se construire une nouvelle identité dans un rapport délicat à la mémoire.

© J. O. Elkenes / archi : Peter Eisenman

Architecture religieuse : entre tradition et modernité

Des premières basiliques aux cathédrales de béton, le lien peut paraître ténu au regard du profane. Pourtant, la réflexion sur l’incarnation du sacré est toujours aussi présente. Si l’expression de la manifestation architecturale a changé avec le temps, le mystère et le recueillement continuent de se dégager des nouveaux lieux de cultes qui fascinent croyants autant qu’athées. Les grandes étapes de l’évolution de l’architecture religieuse chrétienne sont retracées dans cette intervention de manière à aboutir à la présentation de réalisations contemporaines qui, bien que moins connues et plus décriées, s’inscrivent pleinement dans ce cheminement historique.

© fcamusd / archi : P. Zumthor

Le design contemporain

Né avec la révolution industrielle, le design est un concept contemporain qui se situe au croisement de l’art et de l’industrie, de la forme et de la fonction mais aussi du beau et de l’utile. Des meubles Thonet en bois moulé jusqu’à ceux de Philippe Starck en polycarbonate, le fil de l’histoire du design est déroulé tout au long de cette conférence pour mettre en lumière des objets du quotidien, souvent méconnus de leurs usagers.

© D. Bates / archi : C. & R. Eames

Oscar Niemeyer

Décédé à 104 ans en 2012, l’un des derniers des Modernes a toujours cherché à inventer et à participer d’un « monde meilleur » grâce à son architecture. Figure emblématique du Brésil, constructeur de Brasilia, il apporta la courbe de ses montagnes et des formes féminines aux rigoureux angles droits de Le Corbusier. Pour mieux les aborder, ses réalisations brésiliennes et françaises sont mises en relation avec sa personnalité et ses convictions.

© M. Ripp